Le DSI, roi de l'empathie ?


Avant tout, soyons sûrs que nous parlons bien de la même chose : l'empathie n'est pas la sympathie. La sympathie c'est la capacité à vivre les émotions de l'autre : "si tu es triste, je le suis aussi parce que dans la même situation que toi, je le serais". L'empathie, a contrario, est la capacité à détecter et comprendre les émotions de l'autre, sans les vivre pour autant.


De l'empathie dans l'IT ?

Le DSI est à la tête d'un service un peu particulier, dans lequel vivent ces drôles de collaborateurs, qu'on a longtemps fantasmé comme étant tous barbus à lunettes, et pouvant vivre dans les sous-sols de l'entreprise, puisque la lumière de leurs écrans suffiraient à leur photosynthèse. Ce temps est évidemment révolu, la technologie étant au cœur de n'importe quel business. Les informaticiens le savent, et prennent une place de plus en plus centrale dans l'entreprise.


Le DSI, représentant de cette légitimité retrouvée, porte des sujets de plus en plus larges : outre les techniques et technologies déployées au service des métiers, il doit désormais gérer le digital, l'intrapreneuriat, l'open-innovation, ... Mais la difficulté que le DSI - tout comme ses lieutenants CTO, CDO, et autres CxO rencontrent, c'est quand il leur faut endosser leur casquette RH : les métiers évoluant de plus en plus vite, il leur incombe de dénicher, attirer et retenir les talents, pour que ces derniers ne succombent pas à l'appel des sirènes que sont les startups.



L'empathie, une arme de rétention massive

Une étude de 2018 sur l'état de l'empathie au travail faite par Businessolver a révélé que 96% des employés interrogés considèrent qu'il est important que leur employeur démontre de l'empathie. L'attrait d'un salaire plus important à la concurrence est presque systématiquement contré par le fait de savoir que son patron est plus attentionné et compréhensif.


Concrètement, on fait quoi ? En pratique, il faut replacer vos collaborateurs au centre de vos préoccupations, et leur montrer qu'ils sont importants pour vous, non seulement comme vecteurs de réussite et d'atteinte des objectifs - les vôtres, celles du service ou de l'entreprise, mais surtout en tant qu'êtres humains ! Par exemple, lorsqu'ils traversent une crise personnelle, et ont besoin de temps, faites en sorte de leur en donner : plus ils pourront se concentrer sur leur vie personnelle, plus ils traverseront rapidement leur courbe du changement et seront de nouveau efficaces au bureau. Réassignez leurs projets, montrez leur que vous comprenez, et que l'équipe toute entière est là pour les aider à traverser ce moment difficile.


Ce type d'actions doit s'accompagner d'une communication efficace : soyez pro-actif ! N'attendez pas les problèmes pour vous soucier de vos collaborateurs. Apprenez à les connaître, intéressez-vous à leurs passions, à qui ils sont, au moins tout autant qu'à ce qu'ils font : au delà des titres et des fonctions, il y a des hommes et des femmes qui ont tous un besoin de reconnaissance et d'appartenance. Si vous leur donnez la parole sur des sujets personnels, vous montrez que vous êtes à leur écoute. Ils verront en vous un leader à qu'ils peuvent venir parler à tout moment, y compris de problèmes professionnels, problèmes qui seront alors identifiés et résolus plus rapidement.


Un comportement empathique montre aux gens qu'ils sont écoutés et donc appréciés. C'est le meilleur investissement que vous pouvez faire en termes de stimulation du moral et donc de la productivité de vos équipes.


Vous souhaitez apprendre à développer votre empathie ? mieux comprendre vos collaborateurs pour adapter votre mode de communication à chacun d'eux ? Contactez-moi : notre premier entretien, sans engagement, vous donnera déjà quelques pistes pour faire évoluer votre leadership.

© 2019 par Olivier Friedman - Coach individuel et d'équipe | Certifié de l’International Coach Federation (PCC), en Enneagramme et en co-développement